Juillet 2019. Nouvelles de la FAF par son Président Bernard Duvernay

Chers fidèles amis de la FAF, Je m’adresse à vous pour vous tenir au courant des activités de notre Flying Anvil Fondation. Le travail ne manque pas, le monde évolue dans des directions parfois difficiles à suivre, les politiques créent beaucoup de tensions, le climat change et rend le travail parfois très difficile pour les hommes comme pour les bêtes.

– Notre Projet pilote, notre école en Inde, nous avons cette année entrepris notre 7ème année d’enseignement. Nous avons formé plus de 80 maréchaux qui aujourd’hui poursuivent notre mission en transmettant leur savoir faire à d’autres jeunes et en présentant, une manière de travailler, une bien facture qui était méconnue auparavant. Certain de nos anciens élèves ont progressé de façon remarquable et entament déjà des carrières très prometteuses.



Dans un esprit de responsabilisation et d’autonomisation, nous avons participé activement à la création d’une nouvelle Fondation, la EFF (Equine Farriery Foundation) basée à Bombay. Dans les années à venir la EFF sera responsable de la promotion de la maréchalerie en Inde et assumera la responsabilité administrative de notre école.

-J’ai eu l’occasion au nom de la FAF de me joindre à un projet d’une ONG américaine qui agit au Pérou. Celle-ci est formée de vétérinaires bénévols qui y passent 15 jours par an pour traiter des animaux ânes, mules et criollos sur l’Altiplano. J’ai pu côtoyer plus de 800 équidés qui presque tous avaient des sabots nécessitant de meilleurs soins. Hélas je n’ai pu m’occuper que de quelques dizaines d’entres eux. Cette ONG fait un travail très ponctuel qui, à mon avis, n’apporte pas grand chose au quotidien de ces animaux. Cette situation pourrait faire l’objet d’un magnifique projet, mais qui devrait nécessairement être réalisé sur le long terme. La plus grande partie des animaux que j’ai rencontré travaillent pour transporter les bagages des randonneurs. En effet, ces animaux sont loués par les tours opérateurs qui ne se soucient pas des conditions de travail de ces bêtes et de ces hommes. Les randonneurs eux mêmes sont peu informés de la manière dont sont transportés leurs bagages.

Mon projet- tel que je le conçois- devrait comporter un volet formation de jeunes maréchaux. Puis, il faudrait créer ce que j’appellerais des « Ride in » , c’est à dire des petits dispensaires sur les grands trajets de trekking. Ces dispensaires seraient tenus par un jeune vétérinaire et un jeune maréchal. Les animaux seraient inspectés, il y aurait un contrôle des charges: les charges de bagages sont parfois excessives, j’ ai vu des blessures créées par des bats et des selles mal ajustés, de mauvaise qualité. Point primordial aussi, on y effectuerait un contrôle de l’état de l’animal (beaucoup souffrent de malnutrition) ainsi qu’un contrôle de la ferrure (souvent très négligées) . Les ferrures pourraient être renouvelées sur place, les soins dentaires et les blessures pourraient être gérés par le vétérinaire. Chaque animal pourrait être muni d’une puce électronique pour conserver les informations de traitement, vaccins, ferrures etc.

Les propriétaires pourraient être formés dans le domaine des soins, de la nutrition et de, la ferrure ; ainsi formés, ils pourraient être labellisés. Ce projet nécessiterait plus d’investigations et de démarches auprès du Ministère Péruvien du Tourisme, des Services vétérinaires, des instances locales, des Tours Opérateurs et même des grandes agences de voyage mondiaux. Ce projet nécessiterait des fonds pour couvrir la construction de 2 à 4 dispensaires sur les grands axes de trekking menant au Machu-Picchu ainsi que d’autres destinations et pour la formation des responsables sur le terrain. Aujourd’hui des milliers d’équidés sont ainsi exploités pour le bien être des touristes, sans que ceux-ci soient avisés de la situation. Ma proposition constitue certainement un projet passionnant et oh combien nécessaire, mais que la FAF ne pourra gérer seule et l’ONG américaine s’est montrée incapable d’intégrer dans sa vision une philosophie de formation des personnes sur place, dans le but de les associer au projet dès le départ, et de leur fournir les outils pour gérer la situation dans une optique de développement durable. Mon idée de projet reste actuellement en standby pour la FAF, il faudrait beaucoup d’investissement personnel, de temps et de ressources, ainsi qu’une aide logistique et des , fonds pour la mener à bien. Un partenariat de la FAF avec une plus grande ONG ou une Fondation serait des pistes possibles pour mener à bien ce projet et tenter de le réaliser.

– Projet Lesotho: celui-ci a été arrêté car nos 3 années d’effort n’ont pas suffi à responsabiliser nos élèves et nos partenaires. Un manque d’esprit d’entreprise et d’indépendance nous mettent devant l’évidence que nous ne faisons pas de la formation mais principalement de la gestion d’entreprise. Dans ces conditions, il est inutile de poursuivre notre action car pratiquement et au niveau pédagogique nous ne voyons pas de résultats. Dommage.



-Cet été la FAF va se rendre en Iran, nos collègues iraniens souffrent d’un isolement totale en raison d’un contexte politique détérioré. Les formations continues sont un bon moyen de donner aux maréchaux iraniens un peu de courage à travers un apport d’informations et d’idées nouvelles; les connaissances actuelles manquent cruellement. L’Iran est un pays magnifique, un des berceaux de la race du cheval arabe. -Une demande nous a été formulée pour venir en aide aux équidés d’Egypte. Un vétérinaire italien que nous connaissons mène une mission courageuse qui nécessite actuellement l’appui des maréchaux. La FAF étudie la possibilité d’aider ces équidés situés en milieu rural. Nous vous tiendrons informés de ces nouvelles initiatives dans un prochain courrier.

Votre aide est toujours la bienvenue, votre soutien nous permet d’assurer des formations dans des lieux et auprès de personnes dont bien peu se soucient. A travers nos formations nous montrons un intérêt, une reconnaissance à leur égard, ainsi qu’à leurs bêtes qui travaillent sans relâche pour de très petits revenus. Votre fidélité nous est précieuse et nos résultats sont aussi les vôtres.

Je vous souhaite un très agréable été Avec mes sincère remerciements Bernard Duvernay

Pour vos Donations: Banque : UBS route de St.Julien 114 – 1228 Plan les Ouates Genève Suisse Pour : Flying Anvil Fondation -Clearing: N° 240 -Compte : N° 00197734 -IBAN: CH30 0024 0240 1977 3401 R -BIC : WCHZH80A